Recommandations d'usage

L'environnement qui maximise vos chances de détection.

Une box IA‑N a pour but de maximiser les chances de détecter une intrusion et de déclencher les mesures dissuasives. Ces chances dépendent aussi de l'environnement dans lequel elle travaille : l'alimentation, le réseau, l'état des caméras, les réglages et la réaction humaine derrière l'alerte. Voici ce que nous recommandons à nos installateurs et à leurs clients. Rien d'exotique : du bon sens, appliqué avec régularité.

01 · ALIMENTATION

Une alimentation électrique secourue

  • Un onduleur pour la box, le switch qui alimente les caméras et l'équipement réseau : c'est souvent la coupure de courant qui précède l'intrusion.
  • Autonomie visée : trente minutes au moins, le temps que l'alerte parte et que quelqu'un réagisse.
  • La box redémarre seule au retour du courant ; vérifiez que les caméras et le switch le font aussi.
  • Une prise dédiée, une protection contre les surtensions, pas de multiprise partagée avec un radiateur.
02 · RÉSEAU

Un réseau local sain et filaire

  • Caméras en filaire, jamais en Wi‑Fi. Un switch PoE dont le budget de puissance couvre toutes les caméras.
  • Des câbles de qualité, de moins de 100 mètres : un câble abîmé qui ne négocie qu'à bas débit rend une caméra muette ou saccadée.
  • La box sur le même réseau local que les caméras, idéalement dans un réseau caméras isolé d'Internet.
  • La connexion Internet ne sert qu'aux notifications et aux mises à jour ; un secours 4G est bienvenu sur les sites isolés.
03 · CAMÉRAS

Des caméras entretenues régulièrement

  • Nettoyage des objectifs chaque trimestre : poussière, toiles d'araignée, buée, sel en bord de mer. Une lentille sale, c'est une détection qui hésite.
  • Orientation vérifiée après chaque tempête ou intervention sur la façade. Hauteur de 2,5 à 4 mètres, angle qui couvre l'accès réel.
  • Pas de contre‑jour ni de projecteur dans l'axe. La nuit : infrarouge ou éclairage suffisant de la zone.
  • Heure synchronisée, firmware à jour, mots de passe changés, sous‑flux activé (ONVIF ou RTSP).
04 · RÉGLAGES

Des zones et des horaires qui correspondent au site

  • Les zones de détection dessinées sur les accès réels, jamais sur la voie publique ou chez le voisin, masqués par conception.
  • Des horaires cohérents avec l'activité, pour que chaque alerte mérite d'être regardée.
  • Un test d'alerte après la pose et après tout changement : quelqu'un passe dans la zone, la photo arrive sur le téléphone.
  • Le même test une fois par mois. Trois minutes qui valent toutes les théories.
05 · ALERTES

Une réaction prévue derrière l'alerte

  • Notifications autorisées sur le téléphone, y compris en mode « ne pas déranger » pour ce canal.
  • Plusieurs destinataires : une seule personne, c'est une personne en réunion.
  • Un centre de télésurveillance raccordé si une intervention est attendue ; sirène, éclairage ou portail testés une fois par trimestre.
  • Un plan écrit d'une demi‑page : qui regarde, qui appelle, qui se déplace.
06 · STOCKAGE

Un enregistrement qui a de la place

  • Un disque dédié aux enregistrements, un NAS ou un partage réseau, dimensionné pour la durée de conservation choisie.
  • La box prévient quand une caméra devient muette ou quand l'espace manque. Ces alertes se lisent, elles ne s'ignorent pas.
  • Une durée de conservation réglée, 30 jours par défaut : c'est la conformité et la bonne santé du disque.
07 · SUIVI

Mises à jour et supervision

  • La box reste connectée pour recevoir les mises à jour, poussées à distance et gratuites.
  • Un coup d'œil au tableau de bord chaque semaine : caméras en ligne, dernières alertes, espace disque.
  • Une visite annuelle de l'installateur : câbles, orientations, réglages, test complet.
08 · CONFORMITÉ

Un site en règle

  • Le panneau d'information à l'entrée, le registre tenu, les masques de confidentialité posés, la durée de conservation réglée.
  • L'accès à la box réservé aux personnes habilitées, avec des mots de passe propres à chacune.
09 · LES LIMITES, HONNÊTEMENT

Ce qu'aucun système ne fait

  • Un brouillard épais, un objectif obstrué, une caméra dévissée, un réseau coupé réduisent les chances de détection. La box signale ce qu'elle peut voir, une caméra muette par exemple ; le reste dépend de l'entretien.
  • La détection déclenche l'alerte et la dissuasion. Elle ne remplace ni la fermeture des accès, ni l'intervention humaine, ni un contrat de télésurveillance quand une intervention est attendue.

Contrôle trimestriel en dix points

  • Onduleur testé, autonomie vérifiée
  • Toutes les caméras en ligne dans le tableau de bord
  • Objectifs nettoyés, orientations contrôlées
  • Éclairage ou infrarouge de nuit fonctionnel
  • Test d'alerte réel : photo reçue sur le téléphone
  • Sirène, éclairage, portail déclenchés par l'alerte
  • Espace disque et durée de conservation vérifiés
  • Destinataires des alertes à jour
  • Mises à jour appliquées
  • Panneau d'information en place, registre à jour

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